mardi 10 avril 2012

Je t'..


Quand on dit : « Je t’aime » !
C’est qui « Je » ?
Est-ce que l’on est sûr
De soi pour dire « Je » ?
En s’adressant à la personne
Que l’on aime. Qui est-t-elle ?
C’est qui le « t’ » ? Une fiction,
Une réalité, une reconstruction ?
Et « Aimer » ? On aime le chocolat,
La vitesse, la musique, « ? »...
Et puis on aime l’être de sa vie !
Il vaut mieux ne pas le dire,
Mais le montrer en ayant le soucis
Des signes qu’autrui donne
Et s’offrir le plaisir d’exister...

écrire..

Il faut une soirée
Comme une autre pour écrire.
Une soirée sans rien de spécial.
Où notre corps fatigué laisse
S’échapper des maux mal soignés.
Alors les pensées
Nous emportent bien loin.
Loin dans le passé.
Loin dans le futur.
Dans des moments qu’on aimerait
Toucher du bout des doigts.
Comme un refuge parfois.
A l’aube ou au crépuscule.
D’un souvenir ou d’un rêve...

Il faut avoir envie
De pleurer pour écrire.
Pleurer de tristesse,
De regret, d’envie d’aimer.
Peu importe l’objet,
On a envie de donner.
On sent dans nos veines
La force de l’amour à déverser.
Ces soirs là on pourrait
Tout pardonner au passé.
Pardonner à tous ces êtres
Qui nous ont blessé.
Dire que ce n’est rien
Et que l’on continue
A vivre malgré tout.
Et nos yeux sont lourds de sommeil.
Alors on s’endort
Légèrement saoulé.
La trêve avec nous-même
Fut éphémère.
Mais au petit matin,
Elle nous a donné la force d’exister...

écrire, écrire...

Que la pensée est belle
Quand on lui trouve des images...
Aimez les jardins, la pluie,
Les orages, la vague des saisons...
Le voile d’un sourire,
Le langage des fleurs,
Les choses muettes...
Toujours, derrière les nuages,
Existera ce même soleil...

Si cela fait du bien quand on a mal ?
Quand on écrit, c’est
Souvent sous l’appel d’une certaine
Souffrance et pouvoir s’en guérir.
Et quand on s’en guérit,
On va vraiment mieux ...
Plus on va mal, mieux on va !
C’est là que la source d’inspiration
Est la plus présente.
Être dans l’attente d’une souffrance,
Pour pouvoir l’exprimer...

Il faut de la mélancolie pour écrire.
De la mélancolie et de la solitude.
De la guitare larmoyante.
Une chanson qu’on écoute
Pour la énième fois.
Qu’on se repasse en boucle.
Avec ce sentiment
D’on ne sait quoi,
Qui nous remplit
D’un triste émoi.
Ma métamorphose me conduit
Vers un nouveau moi...